- Zahra Joya, Journaliste et auteur afghan SHOTLIST : LONDRES, ROYAUME-UNI 14 AOÛT 2026 SOURCE : AFPTV IMAGES (02:17) 1. 00:05-00:08 Insert la journaliste et autrice afghane Zahra Joya, basée au Royaume-Uni 2. 00:08-00:13 Plan moyen la journaliste et autrice afghane basée au Royaume-Uni Zahra Joya regarde son téléphone 3. 00:13-00:18 Insert regard de la journaliste et autrice afghane Zahra Joya 4. 00:18-00:23 Plan large Zahra Joya marchant dans les rues de Londres 5. 00:23-00:28 Insert Zahra Joya regarde une photographie d’elle prise à Kaboul sur son téléphone 6. 00:28-00:40 Zahra Joya regarde sur son téléphone des photos d’elle à Kaboul en disant : "J’étais une fille très heureuse à Kaboul" 7. 00:40-00:54 LIVE Zahra Joya dit : "Je crois que mon genre, mon identité, tout ce qui me concerne est attaqué à Kaboul. C’est pour cela que je poursuis mon travail" 8. 00:54-01:00 Insert Zahra Joya regarde une photographie d’elle dans sa province natale de Bamiyan 9. 01:00-01:07 Insert Zahra Joya regarde une vidéo d’un lac dans le parc national de Band-e Amir, dans sa province natale de Bamiyan 10. 01:07-01:13 Plongée Zahra Joya regarde sur son téléphone des photos d’elle en train de jouer au football au Royaume-Uni 11. 01:13-01:18 Plongée Zahra Joya regarde sur son téléphone des photos d’elle en train de jouer au football au Royaume-Uni 12. 01:18-01:30 LIVE Zahra Joya : "Il est difficile d’expliquer à quel point mon pays me manque. L’Afghanistan me manque. La vie que j’avais me manque, et soudain tout s’est arrêté pour moi" 13. 01:30-01:44 LIVE Zahra Joya : "Les femmes afghanes se battent seules. Elles mènent une guerre inégale et elles sont engagées dans une guerre de genre. Nous avons besoin de votre solidarité" 14. 01:44-01:48 Plan moyen Zahra Joya avec son téléphone et son livre récemment publié "La fille disparue de Kaboul" 15. 01:48-01:55 Plan serré Zahra Joya signant un exemplaire de son livre récemment publié "The Vanishing Girl of Kabul » 16. 01:55-02:00 Insert Zahra Joya tenant un exemplaire de son livre récemment publié "The Vanishing Girl of Kabul" 17. 02:00-02:05 Insert Zahra Joya tenant un exemplaire de son livre récemment publié "The Vanishing Girl of Kabul" 18. 02:05-02:10 Plan serré Zahra Joya lisant un exemplaire de son livre récemment publié "The Vanishing Girl of Kabul" 19. 02:10-02:16 Insert Zahra Joya lisant un exemplaire de son livre récemment publié "The Vanishing Girl of Kabul" 20. 02:16-02:22 Plan serré Zahra Joya lisant un exemplaire de son livre récemment publié "The Vanishing Girl of Kabul" 21. 02:23-02:57 SONORE 1 - Zahra Joya, Journaliste et auteur afghan (femme, 34 ans, English, 34 sec) : "[La prise de Kaboul le 15 août 2021 par les talibans] C’est un jour très douloureux pour moi, parce que j’ai tout perdu dans mon pays il y a cinq ans. Et c'est une source de chagrin pour nous. Je ne supporte vraiment pas de voir comment les talibans se réjouissent de notre malheur en Afghanistan. C'est une journée difficile. Et je souhaite force et courage aux femmes et aux filles d'Afghanistan." "It's a heavy day for me because I lost everything in my country five years ago. And it's sorrow for us. I really can't see or can't bear how Taliban are celebrating our sorrow in Afghanistan. It is a heavy day. And I wish strength and power to women and girls in Afghanistan." 22. 02:58-03:33 SONORE 2 - Zahra Joya, Journaliste et auteur afghan (femme, 34 ans, English, 35 sec) : "Aux yeux des talibans, tout ce qui me définissait était mauvais. Ma dignité, le fait même d'être une femme, mon métier de journaliste, mais aussi mon origine ethnique en tant que femme hazara. J’ai donc eu le sentiment que… enfin, honnêtement, même cinq ans plus tard, il m’est encore difficile de trouver les mots justes pour décrire ce que j’ai ressenti ce jour-là." "From the Taliban perspective, everything, every single thing about myself was wrong. My dignity, my identity as a woman, my gender, my career as a journalist, and also my ethnicity as a Hazara woman. So I found it like it has, I mean, honestly, it's still five years later, it's still difficult for me to find the right words to describe how was my feeling that day." 23. 03:34-03:47 SONORE 3 - Zahra Joya, Journaliste et auteur afghan (femme, 34 ans, English, 13 sec) : "Les femmes afghanes mènent cette guerre des genres à mains nues, parce qu’elles n’ont rien entre les mains. Elles se battent aussi contre la faim." "Afghan women are fighting with this gender war with empty hands, because they have nothing in their hands. They are fighting with hunger as well." 24. 03:48-04:18 SONORE 4 - Zahra Joya, Journaliste et auteur afghan (femme, 34 ans, English, 30 sec) : "Dans différentes régions du monde, les femmes afghanes ne cessent de lancer des appels, de réclamer de l’aide, de la solidarité. Nous sommes seules dans cette guerre. Et c’est une guerre inégale menée contre les femmes en Afghanistan." "In different parts of the world, Afghan women are just chanting for and seeking for help, for solidarity. We are alone in this war. And it is an unequal war against women in Afghanistan." 25. 04:19-04:47 SONORE 5 - Zahra Joya, Journaliste et auteur afghan (femme, 34 ans, English, 28 sec) : "Une de mes collègues m'a récemment dit que lorsqu'elle quitte son domicile pour se rendre à un entretien d'embauche, elle se retrouve dans une situation d'incertitude totale. Elle explique : +Quand je pars de chez moi, j'ai l'impression d'être un soldat qui part au combat, et je ne sais pas quand je reviendrai, ni si je reviendrai saine et sauve+." "One of my colleagues recently told me that when she leaves the house for an interview, she is in a completely uncertain situation. She says, when I leave the house, I feel like I am a soldier going to the battlefield, and I don't know when I will be back, when I will be back safely or not." 26. 04:48-05:23 SONORE 6 - Zahra Joya, Journaliste et auteur afghan (femme, 34 ans, English, 35 sec) : "Je pense qu’une chose est claire : le régime taliban est un régime autoritaire. Ils veulent contrôler la société par la force, par la peur, et ils ont marginalisé la moitié de la population, tout en affirmant encore que c’est une affaire interne. Ce qui se passe en Afghanistan est une grave crise des droits humains." "I think one thing is clear, that this is a, the Taliban regime is an authoritarian regime. They want to control the society with force, with fear, and they marginalised half of the population, and still they claim that it is our internal issue. What is going on in Afghanistan is a deep human rights crisis." 27. 05:24-06:03 SONORE 7 - Zahra Joya, Journaliste et auteur afghan (femme, 34 ans, English, 39 sec) : "À présent, ce qu’il y a de plus important, c’est que la jeune génération d’Afghanistan, la génération des femmes, est exclue, tenue à l’écart du cercle de l’éducation. Alors maintenant, imaginez : il s’est passé cinq ans, ces filles qui étaient en sixième à l’école auraient dû être diplômées cette année, mais elles sont restées bloquées en sixième, et il n’y a plus de place pour elles." "Now, the most important thing is that the young generation of Afghanistan, women's generation, they are out of the circle, of education circle now. So now, five years, imagine that those girls that were in the sixth grade in school, this year they were graduated, but now they stuck in sixth grade, and there is no space for them." ---------------------------- DEPECHE DE CONTEXTE Les Afghanes "abandonnées" par le reste du monde, dénonce une journaliste exilée à Londres Londres, Royaume-Uni - 15 AOÛT 2026 07:45:48 GMT - AFP Les femmes afghanes sont "seules" dans "la guerre" menée contre elles par les autorités talibanes, "abandonnées" par le reste du monde, a dénoncé auprès de l'AFP Zahra Joya, une journaliste afghane ayant quitté Kaboul lors du retour du mouvement taliban au pouvoir il y a cinq ans. Le 15 août est "un jour très douloureux" pour cette femme de 34 ans, qui vit à Londres, où l'AFP l'a interviewée vendredi. C'est le jour "où j'ai tout perdu dans mon pays", dit-elle, évoquant le "choc", la "peur" et le "chaos" qui avaient entouré la prise de Kaboul le 15 août 2021 par les insurgés talibans.  Alors que quelques jours plus tôt, elle déjeunait avec une amie au restaurant et faisait son travail de journaliste, elle a tout à coup perdu sa "liberté" et s'est retrouvée "en prison" chez elle. Elle, qui ne s'était jamais vue quitter son pays, s'est envolée peu après vers le Royaume-Uni.  "Aux yeux des talibans, tout ce qui me définissait était mauvais. (...) Le fait même d'être une femme, mon métier de journaliste, mais aussi mon origine ethnique en tant que femme hazara", détaille-t-elle.  Zahra Joya avait fondé en 2020 Rukhshana Media, afin de faire entendre la voix des femmes afghanes et raconter leurs histoires. Depuis le Royaume-Uni, elle poursuit ce travail, avec des journalistes restées dans le pays qui exercent dans le plus grand secret en raison des risques pour leur sécurité. "A mes yeux, ce sont les journalistes les plus courageuses qui soient", dit-elle.  - "A main nue" - Le gouvernement dirige le pays en se fondant sur une interprétation ultra-rigoriste de la loi islamique, excluant les femmes de nombreux secteurs d'activité ainsi que de l'éducation secondaire et universitaire. L'Afghanistan est le seul pays au monde où l'éducation des filles est interdite après le primaire. Zahra Joya et ses collaboratrices ont récemment demandé à des Afghanes de raconter leur quotidien: "Elles ont dit qu'elles restaient enfermées entre quatre murs", résume-t-elle.   "Les femmes afghanes se battent seules. (...) Elles mènent cette guerre contre leur genre les mains nues, car elles ne disposent d'aucun moyen pour se défendre", a-t-elle dénoncé.  "Nous avons l'impression que le monde nous a abandonnées", a ajouté Zahra Joya, appelant à l'aide et à "la solidarité".  Zahra Joya, qui est une chercheuse associée à l'université de Cambridge et collabore régulièrement avec le quotidien britannique The Guardian, a publié en juillet un livre, "The Vanishing Girl of Kabul" (La jeune fille disparue de Kaboul, non traduit), dans lequel elle raconte sa vie et le sort réservé aux Afghanes. Elle y relate notamment comment, dans les années 1990, lors du premier passage au pouvoir des autorités talibanes (1996-2001), sa mère l'a faite passer pour un garçon, quand elle était enfant, afin qu'elle puisse aller à l'école.  A l’époque, les filles étaient bannies de tous les niveaux d’éducation. Les dirigeants talibans s’étaient ensuite fait chasser du pouvoir en 2001 suite à l'intervention militaire menée par les États-Unis après les attentats du 11 septembre.  "Elle m'a simplement transformée en garçon. Elle m'a coupé les cheveux et a changé mon prénom. Je suis devenue Muhammad", raconte-t-elle.  Zahra Joya est ainsi devenue la première femme de sa famille et de son village "à être allée à l'école, à l'université et à être devenue journaliste". vid-ctx/cat/ial/